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ELEUTHEROS et les Chrétiens réfugiés de Syrie et d'Iraq (cliquer ici)

Montigny-le-Bretonneux : une messe en arabe pour les réfugiés (Le Parisien du 27 septembre 2015)

Ils étaient « heureux » de se retrouver « ensemble » autour de leur religion. Ils sont venus de Mantes-la-Jolie, du Chesnay, de la Celle-Saint-Cloud ou encore Saint-Cyr-l’Ecole. Une cinquantaine de familles de chrétiens d’Orient réfugiées dans les Yvelines ont pu assister samedi soir à une messe en arabe suivant le rite maronite en l’église Saint-Pierre-du-Lac à Montigny-le-Bretonneux.

Au total, près de 250 personnes ont investi les lieux afin de suivre le prêche de Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque des maronites deFrance. « C’est très positif et c’est tout à l’honneur de l’Eglise de France d’organiser cette messe, se réjouit ce dernier, et avec l’actualité, elle prend une autre dimension. Il ne faut pas oublier non plus que ce n’est qu’une messe. Il reste beaucoup de problèmes à côté. » Mgr Gemayel évoque ainsi les soucis d’« insertion » dus à la « barrière de la langue », ceux aussi de la « scolarisation des enfants. » Des obstacles que se charge d’éradiquer l’association Eleutheros, fondée il y a 4 ans, et qui se bat pour le « droit d’être chrétien ». Elle a accueilli la plupart des familles venues à Montigny samedi soir. « On les connaît tous, on a répondu à leur appel quand ils sont arrivés en France, explique la présidente Anne-Claude Ranson, nous les accompagnons dans leur apprentissage du français, leurs démarches administratives, la découverte de notre culture. Ils ont subi un traumatisme alors, on ne les laisse jamais seuls. » Les deux prochaines messes qui auront lieu tous les mois, sont prévues à Montigny, en l’église Saint-Martin cette fois, les 10 octobre et 27 novembre.

«On est heureux d’être ici»

Arrivés en novembre 2014 en France en provenance de Mossoul (Irak), Majid, 55 ans, et son épouse Chaza, 50 ans, n’avaient, jusqu’à présent, pu assister qu’à une messe dite en arabe à Paris. « On a aussi écouté des messes en Français. On ne comprend pas tout, mais c’est quand même beau, sourit Chaza, cela nous aide beaucoup de pouvoir vivre notre religion. » Le couple vit à La Celle-Saint-Cloud chez la sœur de Chaza après avoir fui les menaces et exactions des islamistes de Daech. « On a eu peur pour nos vies dès 2006, relate Majid, on s’est retrouvé dans des tentes, sans plus rien. Alors on est partis. » « Maintenant nous sommes bien entourés, heureux d’être ici, poursuit Chaza, les gens sont gentils et on se sent chez nous. »